Samuel Jordan
La Jeunesse socialites fribourgesoie (JSF) aime les motions populaires, mais ce n'est pas réciproque. En cinq ans, c'est la 3e motion qu'elle s'apprête à lancer. Après les échecs de celles sur le sport à l'école (2005) et le vote à 16 ans (2008), elle s'attaque cette fois-ci à la gratuité des transports publics pour les jeunes («LL» du 29 septembre). Hier, elle a officiellement déclaré ouverte la récolte de signatures.
«Pour des transports publics gratuits pour les jeunes dans le canton.» Tel est l'intitulé de la motion imaginée par la JSF. Un intitulé quelque peu trompeur, puisque la motion inclut également dans le bateau les rentiers AVS et AI. Par cette motion, les JSF désirent contribuer é diminuer le trafic motorisé, en constante augmentation à Fribourg. «Pour abaisser le trafic, il faut encourager les jeunes à changer leurs habitudes. La gratuité des transports publics est la meilleure façon de les convainvre»
La JSF estime le coût de la gratuité des transports publics pour les jeunes et les rentiers AVS et AI à 12 mio par an pour le canton. «Chaque année, le canton réalise des bénéfices et fait des baisses d'impôts qui profitent aux riches. Notre proposition permet de décharger de manière ciblée les jeunes et les rentiers (près de 110000 personnes dans le canton) pour une plus juste répartition des bénéfices de l'État.»
La JSF aura-t-elle plus de chance d'aboutir avec cette motion qu'avec les précédentes? Pas sûr, en tenant compte les forces en présence au Grand Conseil. «De toute façon, notre but est avant tout de lancer un débat sur la question», précise-t-elle. Pour rappel, la motion populaire est un outil démocratique institué en 2004. Il suffit de récolter 300 signatures et de déposer les paraphes au parlement. Ensuite, le Grand Conseil est tenu d'examiner la motion, d'y donner suite ou de la ranger au placard.
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