Université interdite aux pauvres!

Le 19 septembre 2011

La Jeunesse socialiste a symboliquement interdit l'université de Fribourg aux pauvres lors du jour de la rentrée. Cela revient à faire de manière claire ce que les partis de droite et les milieux patronaux souhaitent depuis longtemps.

Depuis quelques temps, nous assistons à une recrudescence de propositions, émanant de la droite, qui visent à réserver l'accès aux universités et hautes écoles aux personnes ayant des moyens financiers élevés. Le PLR aimerait remplacer les bourses par des prêts, l'USAM augmenter les taxes d'études pour financer la filière de l'apprentissage, Avenir suisse augmenter les taxes d'études à 5'000.- par année et l'UDC voudrait que les étudiants étrangers paient eux-même le financement octroyé normalement par le canton d'origine pour les étudiants extra-cantonaux. Ce montant peut aller jusqu'à 46'000.-.

La Jeunesse socialiste considère que la formation est la clé de voûte du marché de l'emploi dans notre pays. Il est irresponsable de vouloir prendre des mesures qui exclueront un nombre considérale de futurs talents, alors même qu'il devient nécessaire que la Suisse forme des personnes dans nombre de professions. Nous voulons que le système de formation soit accessible à toute personne qui, indépendamment du revenu de ses parents, est motivée et compétente. Pour cela, la Jeunesse socialiste propose l'uniformisation du système de bourses d'études, des bourses suffisantes pour permettre aux étudiants de vivre décemment, aucune augmentation des taxes d'étude, ainsi que la création d'un salaire minimum pour les apprentis. Il en va de l'avenir de notre pays que l'égalité des chances soit respectée et que tous puissent accéder à la formation qui leur convient.

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Motion populaire pour des transports publics gratuits pour les jeunes : La JSF pas surprise mais déçue

Le 09 septembre 2011

Même si elle n'est pas surprise par le rejet massif par le Grand conseil de la Motion populaire « Pour des transports publics gratuits pour les jeunes dans le canton de Fribourg», la JSF est néanmoins déçue par les arguments opposés et par l'attitude du Grand Conseil.

Le Parlement fribourgeois est très à l'aise lorsqu'il s'agit de dire ce qu'il ne faut pas faire, un peu moins lorsqu'il s'agit de dire ce qu'il faut faire, et devient carrément paralysé lorsqu'il s'agit de faire quelque chose.

Ce débat sur la gratuité des transports publics l'a à nouveau démontré. Tous les intervenants de droite ont rejeté l'idée, en insistant sur le fait qu'il fallait plutôt miser sur d'autres types de mesures, notamment sur la fréquence et la qualité des liaisons. Mais dans les faits, le Canton de fribourg préfère malheureusement rester assis sur son tas d'or plutôt que de prendre de telles mesures.

Les arguments sont restés abstraits et peu documentés : « responsabilisation des gens » en les faisant payer, prévention du vandalisme, opposition au « tout gratuit ». Pas besoin finalement d'être très convaincant lorsqu'on est majoritaire.

Les élections de novembre tombent à pic pour remplacer ce Parlement conservateur, sans imagination et réticent à tout changement.

Le Conseiller d'État Beat Vonlanthen se noie quant à lui dans un verre d'eau lorsqu'il évoque les difficultés de mise en oeuvre. La plupart des élèves des CO profitent déjà de transports publics gratuits sans que cela pose d'énormes problèmes administratifs.

La JSF reste cependant persuadée que l'idée a de l'avenir et continuera à se battre pour la promouvoir.

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La plus jeune de toutes les listes de candidats

Le 01 septembre 2011

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Article paru aujourd'hui dans La Liberté

Ils n’ont que 21 ans de moyenne d’âge. La liste de la Jeunesse socialiste fribourgeoise (JSF) pour l’élection au Conseil national porte vraiment bien son nom. C’est nettement la plus jeune des listes jeunes dans cette campagne. Celle des Jeunes libéraux-radicaux affiche 24 ans de moyenne d’âge, celles de la nouvelle génération des Verts et des Jeunes PCS 27 ans chacune.

Hier, la JSF présentait aux médias ses candidats ainsi que la campagne qu’elle entend mener. «C’est la liste la plus jeune qu’on ait jamais eue mais, paradoxalement, on a plus d’expérience que la dernière fois», indique le «papy» de la bande avec ses 26 ans, Nicolas Buntschu, cosecrétaire de la JSF. C’est le seul survivant de la campagne de 2007. Le seul aussi à exercer un mandat électif, lui qui est chef du groupe socialiste au Conseil général de Villars-sur-Glâne.

La JSF est particulièrement fière d’avoir une liste «réellement indépendante et pas une sous-liste» du parti mère, avec «une communication propre» et un «autre ton», souligne Nicolas Buntschu. Les sept candidats sont relativement représentatifs, même si on y trouve que deux femmes et cinq étudiants, les deux autres étant un buraliste postal (Simon Bischof) et un développeur web (Nicolas Buntschu). Parmi les cinq étudiants, il y a une collégienne (Michelle Stirnimann, la cadette avec ses 18 ans), une étudiante en psychologie (Margot Bovard), deux en droit (Dominik Mooser et Simon Zurich) et un en informatique (Jan Dellsperger).

Les jeunes pousses socialistes ont réalisé leur propre tract électoral et ont choisi d’axer leur campagne sur trois thèmes qui les concernent tout particulièrement: la formation, la mobilité et les salaires.

«La formation devient de plus en plus élitiste, alors qu’elle devrait rester accessible à tous, quel que soit le revenu des parents», déplore Belkiz Renklicicek, cosecrétaire de la JSF, mais pas candidate. Pour elle, il faudrait cesser d’augmenter les taxes universitaires et au contraire «les diminuer voire les supprimer». Elle réclame aussi un salaire minimum de 1000 francs pour tous les apprentis dès la première année.

En matière de mobilité, la JSF réclame la gratuité des transports publics pour les jeunes ainsi que la suppression des premières classes pour libérer des places, explique Margot Bovard. A noter que sur le plan cantonal, la JSF a déposé une motion populaire visant la gratuité des transports publics pour les jeunes et les seniors.

Pour ce qui est des revenus, expose Simon Zurich, la JSF demande un salaire minimum de 4000 fr. par mois et que dans la même entreprise le plus haut salaire ne dépasse pas douze fois le salaire le plus bas. Ce dernier point constitue le thème d’une initiative populaire déposée par la Jeunesse socialiste suisse ce printemps.

Quant aux ambitions de cette liste, «il est clair que la JSFn’a absolument aucune chance de placer quelqu’un au Conseil national», analyse Nicolas Buntschu. Mais il estime que «le PS fribourgeois n’est pas très loin de faire un 3e siège au Conseil national» et que les voix remportées par la JSF pourraient faire la différence. En 2007, la liste avait récolté 1,1% des suffrages.

Philippe Castella

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